La boite à Lulu


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C’est la fin …

Voilà deux presque deux semaines que je suis rentrée d’Australie, et ça me manque déjà (toujours ?).

Alors qu’on envisage pas de partir à l’étranger, on a l’impression de ne jamais entendre parler des autres pays (ouais, bon, sauf peut être les USA, Pakistan et autres). Dès que j’ai eu la réponse officielle de l’UTS qui m’annonçait que oui, j’allais bel et bien partir étudier (ahem) un semestre en Australie, j’entendais parler de ce pays partout et tout le temps. Etait-ce une coïncidence ou pas, j’en ai aucune idée.

Mais depuis que je suis rentrée, c’est encore pire qu’avant mon départ. Déjà, il y a eu les “JMJ” (comprenez Journées Mondiales de la Jeunesse), ou World Youth Day qui avaient lieu à Sydney cette année. J’avoue que j’étais plutôt heureuse de m’en aller avant de voir des foules acclamer le Pape ; mais de voir les reportages au JT montrant tous ces petits c*** (moi, de la rancœur ?) se balader dans des lieux où j’étais quelques jours plus tôt, ça me fichait un sale coup au moral.

Vu comme ça, on dirait pas qu’ils viennent pour prier :D

Il y a quelques jours, ils annonçaient qu’il avait neigé à Sydney et que ce n’était pas arrivé depuis les années 1830. Mais putaaiiin, qu’est-ce que je fous lààà ?

Dernièrement, ils montraient des baleines qui étaient venues se perdre dans la baie de Sydney, et hier des dauphins qui s’étaient approchés des cotes Australiennes … cette espèce n’est connue que depuis 3 ans.

Vous me direz que ce n’est que de l’actualité plus ou moins banale. Mais quand on est resté 6 mois dans un pays fantastique et une ville qui ne l’est pas moins, c’est assez étrange d’en entendre parler autant en si peu de temps … et ça donne encore plus envie d’y retourner.


Bientôt les vacances …

Après la Nouvelle Zélande en avril (oui, un jour je posterai quelques photos de notre voyage là bas, mais trop la flemme ces temps ci), c’est l’Australie que je vais découvrir à partir de fin juin. Bah oui, ce serait quand même dommage d’être venue jusqu’ici et ne voir que Sydney … bien que la ville soit très agréable.

Bref, un petit topo de notre voyage à venir : du 24 juin au 9 juillet (yepeee), on va vadrouiller dans une bonne partie du pays. Voyez plutôt :

Pour voir tout ça, on va cumuler avion, train et voiture/van … et je suis bien contente de ne pas avoir mon permis pour le coup, parce que conduire un van avec le volant du mauvais côté, c’est pas que j’aurais un peu les pétoches mais quand même.

Au programme : visites d’Adelaide, Alice Springs, Uluru (Ayers Rock), Kata Tjuta (The Olgas), Kings Canyon, le cratère météoritique de Gosses Bluff, Darwin et le parc national qui se trouve pas très loin. On devrait aussi voir des crocodiles qui bouffent un steak goulument, puis Cairns, Townsville, Airlie Beach, Whitehaven Beach, Hervey Bay et pour finir Fraser Island (et ses dingos).

Je sens que l’appareil photo va chauffer :)


Kelly … Oh oui !

Hier soir, j’ai fait un truc que je voulais faire depuis longtemps … même trèèès longtemps.
Non, je n’ai pas fait mon baptême de saut en parachute, je ne suis pas montée à califourchon sur le dos d’un kangourou pour traverser le désert australien et je ne suis pas non plus devenue une bassiste de renommée.

Mes choupinets, hier j’ai vu quelque chose de fantastique, de merveilleux, d’époustouflant. J’ai vu …

KELLY JONES !

Oui, Kelly Jones, guitariste et chanteur des Stereophonics. Probablement le groupe dont je suis tombée amoureuse le plus rapidement du monde … Impossible de résister à cette voix, à cette musique, à ces textes ; bref, à eux.

Habiter à Sydney a plein de bons côtés : déjà, la ville est sympa … et comme elle est grande, y’a pleeiin de concerts (en 3 mois, la Lulu est déjà allée voir les Queens, Eels et les Stereophonics :) ).
Et y’a d’autres avantages qui s’ajoutent à ça : ici, les concerts sont interdits aux moins de 18 ans. Du coup, bye bye les adolescentes entre 14 et 17 ans qui meuglent comme des vaches, qui chialent, qui poussent, qui prennent 20 millions de photos avec le flash.

Mais aussi, comme j’avais presque oublié que j’étais à l’autre bout du monde, j’imaginais pas qu’un groupe comme les Stereophonics ne serait pas très connu ici … mais c’était visiblement le cas. Et ça, c’est vraiment cool parce que ça sous-entend petite salle.
Là, vous imaginez une petite salle comme la Cigale … ben vous vous trompez ! Le Metro Theatre faisait à peine la moitié.
Pour les rémois, c’était plus petit que la Carto. Sisi, c’est possible :)

Et pour changer, ben j’étais bien placée (ce serait con d’arriver 3h en avance et de se taper une place à chier) : juste devant la scène, et comme il faut pour voir tout le monde.

Bref, venons-en au fait.
Première partie : à chier, son pourri, acouphènes au bout de 3/4 d’heure.

Stereophonics : les quatre garçons - Kelly Jones (guitare / chant), Richard Jones (basse), Javier Weyler (batterie) et leur second guitariste pour les lives Adam Zindani - arrivent vêtus d’une veste en cuir comme à leur habitude (vive la clim’).
A peine a-t-on le temps d’applaudir leur arrivée qu’ils débutent leur set avec Bank Holiday Monday, leur premier single et première piste du dernier album Pull the Pin.
On sent tout de suite la différence de réaction entre un public français et australien à ce moment là. Alors qu’en France j’aurais dû me cramponner à la barrière pour ne pas être emportée dans les vagues humaines, ici je pouvais tranquillement profiter du concert en étant à peine frôlée.
J’ai été agréablement surprise par la qualité du son (surtout après cette bouse de première partie) qui était franchement extra. Et les garçons étaient en forme !

Tony Kirkham, le claviériste, rejoint le quatuor et on continue avec The Bartender and the Thief et A Thousand Trees des deux premiers albums. Le début du concert met tout le monde en admiration, la salle se réchauffe (à tel point que Javier en laissera tomber son tshirt rapidement).

On s’arrête pas en si bon chemin, Superman et Mr Writer suivent.

 

 

… Et Devil. J’avais pas tellement aimé l’album Language. Sex. Violence. Other ?, mais cette chanson remontait radicalement son niveau. Et en live, c’est que du bonheur avec la salle plongée dans une lumière rouge pendant le refrain.

Viendront ensuite I Wouldn’t Believe Your Radio, Pick A Part That’s New, un peu de calme avec My Friends et Hurry Up And Wait, et on repart avec Just Looking, Doorman, Have A Nice Day, It Means Nothing et sa petite histoire pour finir avec non moins de trois chansons de leur premier album World Gets Around : More Life In A Tramps Vest, Traffic et Local Boy In The Photograph.

Une fois sortis de scène, les garçons se font acclamer. Ca tape des pieds, ça applaudit, ça siffle.
Kelly reviendra seul quelques minutes plus tard pour interpréter Maybe Tomorrow. Et qu’est-ce que c’était génial … lui, sa guitare et sa voix de dieu <3 Déjà que cette chanson fout des frissons en temps normal, imaginez en live et en solo.

Le reste de la troupe le rejoindra pour terminer le concert déchaînés avec Dakota, bien rock comme il faut, et tout le public en transe avec les bras en l’air.

19 chansons, 1h45 de concert, c’est ce que les Stereophonics nous ont offert hier soir, et c’était un beau cadeau.
Je n’ai plus qu’une hâte, c’est de les revoir encore et encore et encore ; et ce qui est sur, c’est que les Stereophonics, ça roxxx :)


Un peu de nature

Quand on vient de la campagne, c’est plus fort que soi, on a besoin d’un peu de verdure.
Vous me direz qu’à Reims, c’étaient pas les grands prés verts qui dominaient mais plutôt les rues polluées et les déjections canines tous les 15cm sur les trottoirs. Oui, mais Reims c’était que la semaine ; et en rentrant dans nos bons villages enterrés en pleine brousse le week-end, c’était pleine vue sur les champs (on peut pas faire mieux quand on veut pas de vis à vis).

Bref, ces temps-ci, ça devient plus difficile de faire des allers-retours Sydney - Marcy (qui a dit que l’argent ne contrôlait pas tout ?). Du coup, on comble nos manques de nature par les balades dans les parcs.
A ce niveau, on peut pas vraiment se plaindre puisqu’à 5min de notre appart, on trouve Hyde Park. Et Hyde Park, c’est cool.

A Hyde Park, y’a de l’herbe.

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Parfois, y’a même des trucs qui poussent dedans

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Et comme ici c’est des fous, il y a aussi des allées avec des arbres et des filles qui marchent dessus (meuh non, pas sur les arbres !)

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Hyde Park, c’est aussi une fontaine sculptée par un Français (François Sicard de son petit nom). C’était un cadeau d’un certain JF Archibald à ses compatriotes pour commémorer l’association de l’Australie et de la France durant la Première Guerre Mondiale. Et ouais, on fait pas que glander ici, on se cultive aussi :)

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La grande passionnée de biologie végétale que je suis (ahem) n’a pu que s’étonner de voir une espèce de fougère géante (Druelle en aurait des échantillons de TP là d’dans).
Pour vous donner un ordre d’idée, elle était plus grande que moi. Et j’enquiquine ceux qui dise qu’elle n’était pas géante, alors !

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Notez la personnalisation de l’image, un vrai boulot de graphiste.

 

Et voilà pour Hyde Park. C’est quand même pas si mal, Sydney :)


Thank you for flying Cathay Pacific.

Avec juste un tout petit peu de retard (c’est quoi 5 semaines à l’échelle d’une vie ? :D), je vais vous raconter mon arrivée en Australie.
On va passer tout ce qui est trop émotionnel, les “au revoir” ou encore “j’ai plus envie de partir” ; je voudrais pas avoir à sortir mon maxi-pack de kleenex :).

Tout d’abord … l’avion. C’était la première fois que je montais là dedans, et je dois dire que j’appréhendais un peu … mais c’était pas la peine. Le seul truc qui m’a dérangée c’était leur bouffe. 5 repas, espacés de 3-4 heures chacun … mi-aaaam.

Ceci est un petit déjeuner :)

Je cacherai pas qu’une vingtaine d’heures d’avion avec 1h30 de pause à Hong Kong, c’est chiant. Surtout quand on revoit trois fois le même film “Lars and the real girl”. Palpitant.Avec difficultés, on a réussit à trainer nos 27 kg de bagages chacun de la sortie de l’aéroport jusqu’à l’espèce d’auberge où Quentin avait réservé pour 4 nuits, de son petit nom Maze Backpackers.
La bas, on nous file les clés de nos chambres. C’est là que les choses se gâtent …
Les jolies photos qu’on avait pu trouver sur leur site ne reflétaient pas vraiment la réalité des choses. Notre piaule avait une odeur infecte, il faisait une chaleur pas croyable malgré le ventilo qu’on devait entendre à 3 km à la ronde, la fenêtre était cassée, un mur était fendu du plafond jusqu’à son milieu ; bref, tout pour bien commencer le voyage, comme si ne pas avoir de logement ne suffisait pas.

Et si on allait dans un cyber café pour se remonter le moral ?
C’est parti mon kiki, on en trouve un pas très loin du taudis où on devait passer nos premières nuits, cheap en plus.
Mais pourquoi MSN marche pas, putaiiin ??? C’est quoi ce pays de merde où on peut pas aller sur MSN dans les cyber cafés ??

Après une nuit passée à dormir (ou pas), on était plus qu’au taquet pour se trouver un logement.
On achète donc une carte téléphonique, super pas pratique d’utilisation : tu tapes environ 40 chiffres, et après tu peux appeler si t’as la chance de pas t’être gourré plus tot, auquel cas ils te mettent en relation avec une personne qui ne sert à rien, à part te retirer des unités sur ladite carte.

Et c’est parti pour la visite du premier appart, juste en face de Maze Backpackers (de merde, rhaaaaaa !!).
Tiffany nous fait visiter la chambre double qui reste … oui, mais on est 3 !
Elle a du voir alors nos regards dépités et désespérés, parce qu’elle a proposé d’ajouter un lit dans sa chambre pour que Laure s’y installe.
Samedi matin, 11h, et un logement ! Elle est pas belle la vie ?
On a donc emménagé l’après midi, pour quitter le plus vite possible l’auberge pourrie-à-chier-caca-beurk.

Comme j’aime bien foutre les glandes aux gens, je vais vous dire que notre immeuble (d’une trentaine d’étages) comporte salle de gym, sauna, piscine, bain bouillonnant et terrasse pour faire ses barbecues. Je crois qu’on pouvait pas rêver mieux :)

Alors, en sachant ça et avec le post d’avant, vous êtes combien à me détester ? :)


Australiiiie ! (C’est le jeu ma pauvre Lucile)

Salut tout le monde !
Pour les prochains mois, mon blogounet sera Australien. Et oui, on dit merci aux accords bilatéraux entre les facs qui permettent aux étudiants de voyager un peu :)
J’essaierai de vous raconter notre aventure, à Laure, Quentin et moi, au fur et à mesure (oui, c’est pas gagné).
J’ai déjà pris un peu de retard … faut dire qu’il nous est déjà arrivé quelques péripéties, mais vous en saurez plus très bientôt.

Pour vous faire patienter un peu, voici une petite photo prise il y a quelques jours …

Qui a dit que j’étais une garce ? :)